Objet de collection, jeu, jouet ou œuvre décorative, la figurine est le témoin d’un savoir-faire polyvalent qui s’est constitué à travers les âges, jusqu’à investir les intérieurs et le quotidien de tout un chacun.
Du modeste papier mâché à l’indétrônable plastique en passant par la terre cuite, le bois, le plomb ou « l’incassable » aluminium, la figurine-jouet a survécu à toutes les matières et traversé toutes les modes. Dès le milieu du XXe siècle, la figurine devient un jouet de masse, imprégné de pop culture.
Héritier du jeu d’échecs, le jeu de plateau témoigne d’un intérêt ancien pour la stratégie militaire à l’aide de figurines. Depuis, il s’est démocratisé à l’instar des wargames, ces jeux de guerre et de stratégie mettant en scène des figurines historiques ou de science-fiction comme dans le Warhammer, alliant une scénarisation de plus en plus sophistiquée à de véritables expériences de modélisme.
Entre ses personnages et ses décors immersifs, l’art de la figurine permet de créer des univers, des petits mondes à soi où projeter ses rêves, décrire la vie quotidienne, (se) raconter des histoires ou se connecter à l’Histoire. C’est un art de la mise en scène à la croisée du documentaire et de la fiction, où la minutie du détail sert une narration visuelle souvent nourrie par les souvenirs, les passions ou les rêves du maître-figuriniste comme de l’amateur.
Collectionner des figurines, c’est documenter, comparer, restaurer et partager un patrimoine porteur d’une forte charge émotionnelle. Des premiers concours de peinture sur figurines proposés par la marque de café Mokarex, jusqu’au succès des Warhammer en passant par les figurines vendues en kiosque avec leurs fascicules détaillés, c’est tout un monde dédié à la collection qui remplit les étagères de notre quotidien depuis la fin du XXe siècle.